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Le sport autrefois : la gym et le tir avant le foot

Deux activités sportives suivirent de près la création de l’harmonie municipale, toujours dans le cadre du patronage : la gymnastique au sein de la Saint-Louis de Gonzague et le tir avec pour nom la Jeanne d’Arc.

Fallait-il encore une salle pour que gymnastes et tireurs puissent s’entraîner et se produire. Le 1er août 1909, l’abbé Chesneau, curé de la paroisse, signa un bail de six ans, avec location annuelle de 300F, pour un entrepôt de bois désaffecté, au lieu dit « le Ballon », appartenant aux Frères Bertreux, négociants en bois.

C’était un bâtiment en dur d’environ 20 m sur 10 et de peu de hauteur sous le toit complété de deux hangars. Le bâtiment du fond reçut le stand de tir (à l’emplacement actuel de la scène du théâtre Jeanne d’Arc) et les gymnastes disposèrent de leurs agrès sous les hangars. Ainsi naquit le stand, nom que bien des anciens utilisent encore quand ils parlent de la salle Jeanne d’Arc et de ses abords.

En octobre 1912, il fut mis fin au bail de l’ancien entrepôt, le comte de la Ruelle, propriétaire des biens de la cure depuis la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat, procédant à l’acquisition de l’immeuble.

La nouvelle société de gymnastique se distingua rapidement dans les concours et se vit confier l’organisation en 1913 d’un grand festival départemental sur le terrain devenu plus tard celui des kermesses. Après la guerre de 14-18, la gymnastique et le tir furent peu à peu supplantés par le football, sport jugé plus attrayant par les jeunes.

Mais, comme pour ces deux premières activités sportives, se posa le problème de disposer d’un terrain. Pas question d’utiliser le pré de la cure, l’abbé Chesneau, curé de la paroisse, y mettant des vaches et un cheval.

Dans un premier temps, le comte de la Ruelle proposa un champ près des Guettinières. La jeune équipe de foot y joua un moment, mais c’était trop loin du bourg. Puis, ce fut sur un terrain en face du collège privé actuel, à l’emplacement du garage, disponible seulement le dimanche, Verger, le marchand de moutons, y mettant son troupeau. Il fallait planter les poteaux de but le matin et les remiser le soir sous le préau de l’école.

Le curé ayant vendu ses vaches, le pré de la cure fut donc transformé en terrain de football, non sans difficultés, car pas règlementaire et gorgé d’eau l’hiver. Il fallu abattre des peupliers, faire des drainages. En 1922, la Pazennaise avait enfin son terrain.